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Je ne sais pas toi, mais avec tous les nouveaux termes qui apparaissent ces dernières années, il y a de quoi être un peu perdu…

Dès qu’on sort du format “classique” du salariat, ça devient compliqué de savoir comment définir son statut auprès de ses interlocuteurs. (Et alors pour l’expliquer aux proches qui ne comprennent déjà pas notre métier… “Bon chance” comme on dit 😅). Pourtant, chaque terme présente des petites nuances qui peuvent être utiles selon le contexte, alors je me suis dit que j’allais débroussailler un peu tout ça.

C’est parti pour un tour d’horizon de ce jargon indépendant !

Le principe est simple, si tu exerces une activité professionnelle de manière totalement autonome et que :

  • Tu es libre de gérer ton temps et ton organisation quotidienne
  • Tu fixes tes tarifs et choisis tes clients comme tu l’entends
  • Tu ne subis aucun lien de subordination extérieur et ne dépend pas d’un contrat de travail
  • Bref, que tu es ton/ta propre patron.ne…

👉 Alors tu peux te définir comme tel.le !

Kaamelott en tant que tel

Cela englobe à la fois des freelances, des commerçants, des professions libérales, mais aussi des agriculteurs, et des dirigeants d’entreprises de toutes tailles… bref, pas mal de monde (plus de 4 millions en France fin 2012 selon notre cher ami l’URSSAF)

Le mot freelance est un anglicisme qui s’est beaucoup démocratisé en France ces dernières années, mais il se peut que tu entendes parfois parler de freelancer qui est utilisé plutôt par les anglophones.

Il n’y a pas de définition officielle, mais généralement, ce sont des profils qui :

  • Vendent leur temps et leurs compétences à d’autres professionnels, indépendants ou entreprises
  • Proposent de la prestation de service, souvent dans les métiers du web et de la communication (designer, développeur, graphiste, community manager…), mais aussi de plus en plus dans des fonctions “support” comme l’office management, les RH ou le domaine commercial, juridique et financier…
  • Ont pour objectif de faire évoluer leurs compétences et savoir-faire plutôt que de faire croître leur activité à plus grande échelle
  • Choisissent d’être en micro-entreprise, à la Maison des Artistes pour les plus créatifs, ou encore au statut de SASU, d’EURL, l’essentiel étant de pouvoir facturer ses services.

Les freelances sont plus d’1 million en France, soit environ un 1/4 du total des indépendants.

💡 Attention : “Freelance” n’est pas un statut juridique !

Ce sont tout simplement des indépendant.es qui ont choisi le statut de micro-entreprise pour exercer leur activité.

Si on veut vraiment être précis (et même pointilleux), le statut juridique est en fait l’Entreprise Individuelle (EI pour les intimes), et la micro-entreprise est un “régime” dans ce statut. D’ailleurs, savais-tu qu’en micro-entreprise, la mention “EI” est obligatoire sur certains documents comme les devis et factures depuis mai 2022 ?

Il est possible que tu aies également entendu parlé d’auto-entreprise, mais ce régime a fusionné avec celui de la micro-entreprise en 2016.

Quoiqu’il en soit, c’est un statut vraiment simple et accessible pour se lancer, qui permet de ne payer des cotisations que sur ce que l’on gagne (jusqu’à un certain seuil de CA). Attention toutefois, ce statut nécessite de bien encadrer sa protection sociale, mais ça, on en reparle bientôt.

💡 Tu peux être en micro-entreprise sans pour autant te définir comme freelance, notamment si tu es artisan, plombier, boulanger ou prof de yoga ! Quelques exemples de métiers en auto-entreprise.

C’est un mot que l’on utilise un peu à tout va, mais globalement, c’est une personne qui porte ou fait vivre un projet d’entreprise dans lequel il ou elle s’investit personnellement et émotionnellement. À la différence des freelances, ces indépendant.es cherchent à faire croître leur entreprise et à embaucher pour pérenniser leur business.

Alors oui, les startupers sont des entrepreneur.es, mais ton boucher, ton coiffeur et le gérant du food truck du coin de la rue le sont tout autant ! D’ailleurs les startups ne représentent même pas 1% des entreprises alors bon… 😅

Ça fait quand même moins longtemps qu’on l’entend celui-ci, mais il se répand comme une trainée de poudre 🤔

Et pour cause, c’est un peu la suite logique pour les freelances qui veulent passer à l’échelle, tout en restant seul.es (d’où le “solo” de solopreneur, des fois que ça ne soit pas obvious). Cela te concerne si :

  • Tu veux vendre autre chose que ton temps et tes compétences, comme du contenu de formation par exemple ;
  • Tu préfères déléguer certaines tâches à d’autres freelances pour développer ton activité, plutôt que d’embaucher ;
  • Tu t’orientes davantage vers un statut de type SASU ou EURL que celui de la micro-entreprise.

Alors, tu te reconnais ? Si c’est le cas, je te conseille d’aller jeter un oeil aux contenus de Flavie Prevot et Anthony Adda, qui s’adressent spécifiquement à des profils comme le tien 😎

Je te l’accorde, c’est un peu complexe pour des frontières finalement assez fines entre chaque terme. Au final, ce qui compte vraiment c’est que tu sois à l’aise avec le mot que tu choisis pour te présenter dans ta vie pro.

Freelance solopreneur etc

Et si jamais tu as un doute, le plus simple reste de dire que tu es indépendant.e !

Voilà pour cette première balade dans le vocabulaire un peu barbare de l’entrepreneuriat, j’espère que ça t’aura éclairé. Si jamais tu constates une erreur ou une zone de flou, n’hésite pas à me le dire en commentaire ou à m’écrire dans le chat, sur Linkedin, via le formulaire de contact… je lis tous les messages 😉

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